Continuer à participer à l’effort collectif à 70 ans, c’est possible ?!
Témoignage recueilli par La Tresse 50+ et publié par Uniques & Résilients.

J’avais encore envie d’apporter beaucoup de choses, et on me disait non !
Saïda, 70 ans
Marquée par une enfance faite de séparations, Fatima n’a jamais renoncé aux liens familiaux ni à ses valeurs. A 70 ans, elle défend la transmission entre générations et rêve d’un monde où l’expérience serait enfin reconnue et partagée.
La Tresse 50+ : Quelle place occupe aujourd’hui le travail dans votre vie ?
SaÏda : Pour moi, le travail, c’est rendre service à la société. C’est continuer à participer à l’effort collectif. Quand on a la santé, qu’on peut encore travailler et qu’on aime ce qu’on fait, c’est un service.
La Tresse 50+ : Votre rapport au travail a-t-il changé après 50 ans ?
SaÏda : Je continue à vouloir travailler. J’ai demandé ma retraite, mais je continue à travailler aussi. Je vais faire un cumul emploi-retraite.
Comme j’ai plus de 67 ans, je n’ai pas les mêmes restrictions. Je peux continuer. Le seul truc, c’est que je paierai des impôts. Mais bon, généralement, c’est signe de bonne santé financière.
La Tresse 50+ : Avez-vous parfois eu le sentiment de ne plus avoir votre place ?
SaÏda : Non, franchement non. Je suis quelqu’un d’optimiste et je continue à croire qu’on a tous un rôle.
Mais quand je cherchais du travail, j’ai quand même eu le sentiment que certains employeurs regardaient plus l’âge que les compétences et l’expérience. En France, il y a encore beaucoup d’a priori et beaucoup de barrières.
On devrait regarder ce que les gens peuvent apporter. Quand on travaille, on apporte quelque chose à la société, on cotise, on participe. Après, celui qui n’a plus la santé, qui ne peut plus ou ne veut plus travailler, il faut le respecter aussi.
La Tresse 50+ : Est-ce que cette recherche d’emploi a modifié votre regard sur l’avenir ?
SaÏda : Oui, ça m’a fait peur. J’avais encore envie d’apporter beaucoup de choses, et on me disait non. Ça m’a fait de la peine. Je me sentais un peu rejetée, comme si on me mettait au rebut.
Comme si on me disait : tu es vieille, tu n’as plus ta place.
La Tresse 50+ : À quels moments vous sentez-vous utile ?
SaÏda : Je me sens utile quand je suis avec des gens, quand je participe. Si on reste à la maison et qu’on ne fait plus rien, ce n’est pas pareil.
Je pourrais faire du bénévolat, mais plutôt avec les animaux. Les humains, c’est plus compliqué pour moi. Les animaux sont innocents.
Et si je gagnais beaucoup d’argent, j’aiderais ma famille, bien sûr, mais je donnerais aussi pour ouvrir un grand refuge pour les animaux. Je donnerais aussi pour la recherche contre le cancer, les maladies orphelines, les personnes handicapées, les enfants, les personnes sans domicile.
Moi, je ne garderais pas tout. J’aurais envie de donner.
La Tresse 50+ : Qu’aimeriez-vous transmettre ou apporter ?
SaÏda : J’aimerais transmettre la sympathie, et surtout la bienveillance.
J’aimerais qu’on revienne un peu à des valeurs : la morale, la gentillesse, le fait de rendre service. Ne pas toujours regarder l’intérêt.
Je pense aussi qu’à notre âge, on pourrait tous parrainer quelqu’un de plus jeune. On pourrait lui transmettre des choses, et lui aussi nous apporterait des choses. Ce serait un échange enrichissant.
La Tresse 50+ : Avez-vous le sentiment que la société utilise correctement l’expérience des personnes de plus de 50 ans ?
SaÏda : Non, pas du tout. En tout cas, pas en France.
On ne met pas assez en valeur l’expérience et le savoir-faire. Alors que ça devrait être comme ça. À notre âge, on devrait pouvoir accompagner quelqu’un de plus jeune, lui dire comment on a fait, lui transmettre des choses.
Et les jeunes, eux aussi, pourraient nous apporter autre chose.
La Tresse 50+ : Qu’est-ce qui vous donne encore envie d’avancer aujourd’hui ?
SaÏda : J’ai toujours le moral. Parfois, j’ai des coups de mou, mais après ça repart.
Je ne baisse pas les armes. J’ai toujours envie. Quand on voit ce qui se passe autour de nous, on se dit qu’on peut apporter une petite pierre, un petit grain.
Je crois encore que tout n’est pas fini.
La Tresse 50+ : Vous sentez-vous reliée à votre territoire ?
SaÏda : Oui. Je me sens reliée à ma ville, à son histoire, à ses valeurs, à sa gentillesse.
J’aime bien ma région. J’aimerais qu’on plante plus d’arbres, qu’on fasse plus de choses pour la nature.
Les gens d’ici ont des valeurs. Ils ont du courage. Il faut que ça continue.
La Tresse 50+ : Y trouvez-vous encore une place ?
SaÏda : Oui. Plus tard, quand j’en aurai marre du camion, j’aimerais transporter des personnes âgées ou des personnes handicapées.
J’aimerais les accompagner, les installer dans le véhicule, leur mettre la ceinture, leur parler doucement, faire attention à eux.
Ce n’est pas forcément mon truc au départ, mais c’est un effort que je serais prête à faire.
La Tresse 50+ : Qu’est-ce qui manque, selon vous, pour les personnes de plus de 50 ans ?
SaÏda : Ce qui manque, c’est qu’on ne nous mette pas dans une catégorie.
Quand je roule, je vois parfois des bus avec seulement des personnes âgées. On les emmène voyager entre retraités. Moi, j’aimerais qu’on mélange tous les âges.
Dans d’autres pays, j’ai vu davantage de mélange entre les générations. Même en discothèque, il y a tous les âges.
Je ne veux pas qu’on dise : vous êtes vieux, vous êtes avec les vieux ; vous êtes jeunes, vous êtes avec les jeunes. Je trouve ça moche.
La Tresse 50+ : Comment aimeriez-vous vivre les prochaines années
SaÏda : J’aimerais bien acheter un petit camping-car ou un véhicule aménagé. Aller un jour ici, un jour là, découvrir des pays.
Tout ça en bonne santé, forcément, avec un peu d’argent.
Et si je ne peux pas, alors un petit appartement, un petit balcon, de la verdure, quelques arbres. Du moment que j’ai la santé et un peu de verdure, je serai contente.
La Tresse50+ : Sous quelle forme aimeriez-vous rester active ou engagée ?
SaÏda : J’aimerais bien promener des animaux dans les refuges. Les sortir de leur grille, leur faire du bien.
Je pourrais aussi donner des vêtements, faire des dons, participer comme ça.
Et puis, oui, transporter des personnes âgées ou handicapées. Des personnes qui vont chez le médecin, ou des personnes accompagnées dans des structures. J’aimerais m’investir auprès de personnes vulnérables.
La Tresse50+ : Est-ce que vous voulez ajouter quelque chose sur la manière de prendre sa place après 50 ans
SaÏda : Il faut garder le moral. Il y a toujours plus pauvre, plus malheureux.
Moi, tant que j’ai la santé, ça ira. Si je n’ai plus la santé, c’est vrai que je m’effondrerai peut-être. Mais tant que j’ai la santé et le moral, je vois les choses bien.
Je me dis que si on y croit tous, ça peut peut-être s’améliorer.
La Tresse50+ : Quelle place occupe aujourd’hui le travail dans votre vie ?
SaÏda : Pour moi, le travail, c’est rendre service à la société. C’est continuer à participer à l’effort collectif. Quand on a la santé, qu’on peut encore travailler et qu’on aime ce qu’on fait, c’est un service.
La Tresse50+ : Votre rapport au travail a-t-il changé après 50 ans ?
SaÏda : Je continue à vouloir travailler. J’ai demandé ma retraite, mais je continue à travailler aussi. Je vais faire un cumul emploi-retraite.
Comme j’ai plus de 67 ans, je n’ai pas les mêmes restrictions. Je peux continuer. Le seul truc, c’est que je paierai des impôts. Mais bon, généralement, c’est signe de bonne santé financière.
La Tresse50+ : Avez-vous parfois eu le sentiment de ne plus avoir votre place ?
SaÏda : Non, franchement non. Je suis quelqu’un d’optimiste et je continue à croire qu’on a tous un rôle.
Mais quand je cherchais du travail, j’ai quand même eu le sentiment que certains employeurs regardaient plus l’âge que les compétences et l’expérience. En France, il y a encore beaucoup d’a priori et beaucoup de barrières.
On devrait regarder ce que les gens peuvent apporter. Quand on travaille, on apporte quelque chose à la société, on cotise, on participe. Après, celui qui n’a plus la santé, qui ne peut plus ou ne veut plus travailler, il faut le respecter aussi.
La Tresse50+ : Est-ce que cette recherche d’emploi a modifié votre regard sur l’avenir ?
SaÏda : Oui, ça m’a fait peur. J’avais encore envie d’apporter beaucoup de choses, et on me disait non. Ça m’a fait de la peine. Je me sentais un peu rejetée, comme si on me mettait au rebut.
Comme si on me disait : tu es vieille, tu n’as plus ta place.
La Tresse50+ : À quels moments vous sentez-vous utile ?
SaÏda : Je me sens utile quand je suis avec des gens, quand je participe. Si on reste à la maison et qu’on ne fait plus rien, ce n’est pas pareil.
Je pourrais faire du bénévolat, mais plutôt avec les animaux. Les humains, c’est plus compliqué pour moi. Les animaux sont innocents.
Et si je gagnais beaucoup d’argent, j’aiderais ma famille, bien sûr, mais je donnerais aussi pour ouvrir un grand refuge pour les animaux. Je donnerais aussi pour la recherche contre le cancer, les maladies orphelines, les personnes handicapées, les enfants, les personnes sans domicile.
Moi, je ne garderais pas tout. J’aurais envie de donner.
La Tresse50+ : Qu’aimeriez-vous transmettre ou apporter ?
SaÏda : J’aimerais transmettre la sympathie, et surtout la bienveillance.
J’aimerais qu’on revienne un peu à des valeurs : la morale, la gentillesse, le fait de rendre service. Ne pas toujours regarder l’intérêt.
Je pense aussi qu’à notre âge, on pourrait tous parrainer quelqu’un de plus jeune. On pourrait lui transmettre des choses, et lui aussi nous apporterait des choses. Ce serait un échange enrichissant.
La Tresse50+ : Avez-vous le sentiment que la société utilise correctement l’expérience des personnes de plus de 50 ans ?
SaÏda : Non, pas du tout. En tout cas, pas en France.
On ne met pas assez en valeur l’expérience et le savoir-faire. Alors que ça devrait être comme ça. À notre âge, on devrait pouvoir accompagner quelqu’un de plus jeune, lui dire comment on a fait, lui transmettre des choses.
Et les jeunes, eux aussi, pourraient nous apporter autre chose.
La Tresse50+ : Qu’est-ce qui vous donne encore envie d’avancer aujourd’hui
SaÏda : J’ai toujours le moral. Parfois, j’ai des coups de mou, mais après ça repart.
Je ne baisse pas les armes. J’ai toujours envie. Quand on voit ce qui se passe autour de nous, on se dit qu’on peut apporter une petite pierre, un petit grain.
Je crois encore que tout n’est pas fini.
La Tresse50+ : Vous sentez-vous reliée à votre territoire ?
SaÏda : Oui. Je me sens reliée à ma ville, à son histoire, à ses valeurs, à sa gentillesse.
J’aime bien ma région. J’aimerais qu’on plante plus d’arbres, qu’on fasse plus de choses pour la nature.
Les gens d’ici ont des valeurs. Ils ont du courage. Il faut que ça continue.
La Tresse50+ : Y trouvez-vous encore une place ?
SaÏda : Oui. Plus tard, quand j’en aurai marre du camion, j’aimerais transporter des personnes âgées ou des personnes handicapées.
J’aimerais les accompagner, les installer dans le véhicule, leur mettre la ceinture, leur parler doucement, faire attention à eux.
Ce n’est pas forcément mon truc au départ, mais c’est un effort que je serais prête à faire.
La Tresse50+ : Qu’est-ce qui manque, selon vous, pour les personnes de plus de 50 ans ?
SaÏda : Ce qui manque, c’est qu’on ne nous mette pas dans une catégorie.
Quand je roule, je vois parfois des bus avec seulement des personnes âgées. On les emmène voyager entre retraités. Moi, j’aimerais qu’on mélange tous les âges.
Dans d’autres pays, j’ai vu davantage de mélange entre les générations. Même en discothèque, il y a tous les âges.
Je ne veux pas qu’on dise : vous êtes vieux, vous êtes avec les vieux ; vous êtes jeunes, vous êtes avec les jeunes. Je trouve ça moche.
La Tresse50+ : Comment aimeriez-vous vivre les prochaines années ?
SaÏda : J’aimerais bien acheter un petit camping-car ou un véhicule aménagé. Aller un jour ici, un jour là, découvrir des pays.
Tout ça en bonne santé, forcément, avec un peu d’argent.
Et si je ne peux pas, alors un petit appartement, un petit balcon, de la verdure, quelques arbres. Du moment que j’ai la santé et un peu de verdure, je serai contente.
La Tresse50+ : Sous quelle forme aimeriez-vous rester active ou engagée ?
SaÏda : J’aimerais bien promener des animaux dans les refuges. Les sortir de leur grille, leur faire du bien.
Je pourrais aussi donner des vêtements, faire des dons, participer comme ça.
Et puis, oui, transporter des personnes âgées ou handicapées. Des personnes qui vont chez le médecin, ou des personnes accompagnées dans des structures. J’aimerais m’investir auprès de personnes vulnérables.
La Tresse50+ : Est-ce que vous voulez ajouter quelque chose sur la manière de prendre sa place après 50 ans ?
SaÏda : Il faut garder le moral. Il y a toujours plus pauvre, plus malheureux.
Moi, tant que j’ai la santé, ça ira. Si je n’ai plus la santé, c’est vrai que je m’effondrerai peut-être. Mais tant que j’ai la santé et le moral, je vois les choses bien.
Je me dis que si on y croit tous, ça peut peut-être s’améliorer.
La Tresse50+ : Quelle place occupe aujourd’hui le travail dans votre vie ?
SaÏda : Pour moi, le travail, c’est rendre service à la société. C’est continuer à participer à l’effort collectif. Quand on a la santé, qu’on peut encore travailler et qu’on aime ce qu’on fait, c’est un service.
La Tresse50+ : Votre rapport au travail a-t-il changé après 50 ans ?
SaÏda : Je continue à vouloir travailler. J’ai demandé ma retraite, mais je continue à travailler aussi. Je vais faire un cumul emploi-retraite.
Comme j’ai plus de 67 ans, je n’ai pas les mêmes restrictions. Je peux continuer. Le seul truc, c’est que je paierai des impôts. Mais bon, généralement, c’est signe de bonne santé financière.
La Tresse50+ : Avez-vous parfois eu le sentiment de ne plus avoir votre place ?
SaÏda : Non, franchement non. Je suis quelqu’un d’optimiste et je continue à croire qu’on a tous un rôle.
Mais quand je cherchais du travail, j’ai quand même eu le sentiment que certains employeurs regardaient plus l’âge que les compétences et l’expérience. En France, il y a encore beaucoup d’a priori et beaucoup de barrières.
On devrait regarder ce que les gens peuvent apporter. Quand on travaille, on apporte quelque chose à la société, on cotise, on participe. Après, celui qui n’a plus la santé, qui ne peut plus ou ne veut plus travailler, il faut le respecter aussi.
La Tresse50+ : Est-ce que cette recherche d’emploi a modifié votre regard sur l’avenir ?
SaÏda : Oui, ça m’a fait peur. J’avais encore envie d’apporter beaucoup de choses, et on me disait non. Ça m’a fait de la peine. Je me sentais un peu rejetée, comme si on me mettait au rebut.
Comme si on me disait : tu es vieille, tu n’as plus ta place.
La Tresse50+ : À quels moments vous sentez-vous utile ?
SaÏda : Je me sens utile quand je suis avec des gens, quand je participe. Si on reste à la maison et qu’on ne fait plus rien, ce n’est pas pareil.
Je pourrais faire du bénévolat, mais plutôt avec les animaux. Les humains, c’est plus compliqué pour moi. Les animaux sont innocents.
Et si je gagnais beaucoup d’argent, j’aiderais ma famille, bien sûr, mais je donnerais aussi pour ouvrir un grand refuge pour les animaux. Je donnerais aussi pour la recherche contre le cancer, les maladies orphelines, les personnes handicapées, les enfants, les personnes sans domicile.
Moi, je ne garderais pas tout. J’aurais envie de donner.
La Tresse50+ : Qu’aimeriez-vous transmettre ou apporter ?
SaÏda : J’aimerais transmettre la sympathie, et surtout la bienveillance.
J’aimerais qu’on revienne un peu à des valeurs : la morale, la gentillesse, le fait de rendre service. Ne pas toujours regarder l’intérêt.
Je pense aussi qu’à notre âge, on pourrait tous parrainer quelqu’un de plus jeune. On pourrait lui transmettre des choses, et lui aussi nous apporterait des choses. Ce serait un échange enrichissant.
La Tresse50+ : Avez-vous le sentiment que la société utilise correctement l’expérience des personnes de plus de 50 ans ?
SaÏda : Non, pas du tout. En tout cas, pas en France.
On ne met pas assez en valeur l’expérience et le savoir-faire. Alors que ça devrait être comme ça. À notre âge, on devrait pouvoir accompagner quelqu’un de plus jeune, lui dire comment on a fait, lui transmettre des choses.
Et les jeunes, eux aussi, pourraient nous apporter autre chose.
La Tresse50+ : Qu’est-ce qui vous donne encore envie d’avancer aujourd’hui ?
SaÏda : J’ai toujours le moral. Parfois, j’ai des coups de mou, mais après ça repart.
Je ne baisse pas les armes. J’ai toujours envie. Quand on voit ce qui se passe autour de nous, on se dit qu’on peut apporter une petite pierre, un petit grain.
Je crois encore que tout n’est pas fini.
La Tresse50+ : Vous sentez-vous reliée à votre territoire
?
SaÏda : Oui. Je me sens reliée à ma ville, à son histoire, à ses valeurs, à sa gentillesse.
J’aime bien ma région. J’aimerais qu’on plante plus d’arbres, qu’on fasse plus de choses pour la nature.
Les gens d’ici ont des valeurs. Ils ont du courage. Il faut que ça continue.
La Tresse50+ : Y trouvez-vous encore une place ?
SaÏda : Oui. Plus tard, quand j’en aurai marre du camion, j’aimerais transporter des personnes âgées ou des personnes handicapées.
J’aimerais les accompagner, les installer dans le véhicule, leur mettre la ceinture, leur parler doucement, faire attention à eux.
Ce n’est pas forcément mon truc au départ, mais c’est un effort que je serais prête à faire.
La Tresse50+ : Qu’est-ce qui manque, selon vous, pour les personnes de plus de 50 ans ?
SaÏda : Ce qui manque, c’est qu’on ne nous mette pas dans une catégorie.
Quand je roule, je vois parfois des bus avec seulement des personnes âgées. On les emmène voyager entre retraités. Moi, j’aimerais qu’on mélange tous les âges.
Dans d’autres pays, j’ai vu davantage de mélange entre les générations. Même en discothèque, il y a tous les âges.
Je ne veux pas qu’on dise : vous êtes vieux, vous êtes avec les vieux ; vous êtes jeunes, vous êtes avec les jeunes. Je trouve ça moche.
La Tresse50+ : Comment aimeriez-vous vivre les prochaines années ?
SaÏda : J’aimerais bien acheter un petit camping-car ou un véhicule aménagé. Aller un jour ici, un jour là, découvrir des pays.
Tout ça en bonne santé, forcément, avec un peu d’argent.
Et si je ne peux pas, alors un petit appartement, un petit balcon, de la verdure, quelques arbres. Du moment que j’ai la santé et un peu de verdure, je serai contente.
La Tresse50+ : Sous quelle forme aimeriez-vous rester active ou engagée ?
SaÏda : J’aimerais bien promener des animaux dans les refuges. Les sortir de leur grille, leur faire du bien.
Je pourrais aussi donner des vêtements, faire des dons, participer comme ça.
Et puis, oui, transporter des personnes âgées ou handicapées. Des personnes qui vont chez le médecin, ou des personnes accompagnées dans des structures. J’aimerais m’investir auprès de personnes vulnérables.
La Tresse50+ : Est-ce que vous voulez ajouter quelque chose sur la manière de prendre sa place après 50 ans ?
SaÏda : Il faut garder le moral. Il y a toujours plus pauvre, plus malheureux.
Moi, tant que j’ai la santé, ça ira. Si je n’ai plus la santé, c’est vrai que je m’effondrerai peut-être. Mais tant que j’ai la santé et le moral, je vois les choses bien.
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