Quand la santé impacte tout

Témoignage recueilli par La Tresse 50+ et publié par Uniques & Résilients.

Je veux rester active. Je ne me laisse pas aller. Mais il faut que ce soit adapté.

Marie, 57 ans

Les problèmes de santé imposent à Marie de nouvelles limites, mais ils n’effacent pas son envie d’agir et de transmettre. Son parcours rappelle que l’on peut rester utile à condition de trouver des activités réellement adaptées à son corps et à ses capacités.

La Tresse 50+ : Quelle place occupe aujourd’hui le travail dans votre vie ?

Marie : Aujourd’hui, le travail, c’est surtout pour avoir de l’argent.
J’aimerais travailler, mais c’est compliqué à cause de ma santé. J’ai eu des opérations, j’ai des séquelles, et mon médecin a rempli un papier d’inaptitude au travail.
Les ménages, par exemple, c’est difficile. En ce moment, j’ai déjà du mal à faire mon ménage chez moi.

La Tresse 50+ : Votre rapport au travail a-t-il changé après 50 ans ?

Marie : Oui, parce que je ne peux plus faire comme avant.
J’ai travaillé dans l’entretien, en maison de retraite, en crèche. J’aimais bien. Mais maintenant, il faut voir ce que je peux encore faire.

La Tresse 50+ : Avez-vous parfois eu le sentiment de ne plus avoir votre place ?

Marie : Oui.
Avec la santé, avec les démarches, avec l’inaptitude, ce n’est pas simple. On ne sait pas toujours ce qu’on peut faire ou pas.

La Tresse 50+: Est-ce qu’un moment ou un changement a modifié votre regard sur l’avenir ?

Marie : Oui, les opérations et les problèmes de santé.
Depuis, je dois faire attention. J’ai des séances de kiné, des douleurs, des limites. Je ne peux pas porter lourd. Je ne peux pas rester debout longtemps.

La Tresse 50+ : À quels moments vous sentez-vous utile ?

Marie : Avec mes petits-enfants, parfois je voudrais faire plus, mais je fatigue. Ils veulent sortir, aller au parc, et moi je ne peux pas toujours.
Quand je peux faire plaisir, oui. Par exemple, préparer quelque chose, ramener des gaufres, faire plaisir aux autres. Quand je peux le faire, oui.

La Tresse 50+ : Qu’aimeriez-vous transmettre ou apporter ?

Marie : Des recettes, oui.
J’aimerais transmettre des recettes, des choses que je sais faire.

La Tresse 50+ : Avez-vous le sentiment que la société utilise correctement l’expérience des personnes de plus de 50 ans ?

Marie : Je ne sais pas quoi répondre.

La Tresse 50+ : Qu’est-ce qui vous donne encore envie d’avancer aujourd’hui ?

Marie : Trouver quelque chose comme travail.
J’aimais bien quand je travaillais en maison de retraite. Je prenais le chariot, j’allais récupérer les gobelets, les pichets, les affaires. À la crèche aussi, j’aimais bien.
Si je peux encore faire quelque chose, j’aimerais bien.

La Tresse 50+ : Vous sentez-vous reliée à votre quartier ?

Marie : Je voudrais surtout trouver un logement de plain-pied.
Je n’ai pas de voiture. Pour les courses, pour les démarches, ce n’est pas toujours facile. Je voudrais un logement plus adapté.

La Tresse 50+ : Y trouvez-vous encore une place ?

Marie : Je ne sais pas trop.
Pour l’instant, je suis surtout dans l’attente des décisions et des démarches.

La Tresse 50+: Qu’est-ce qui manque, selon vous, pour les personnes de plus de 50 ans ?

Marie : Je ne sais pas quoi répondre.

La Tresse 50+ : Comment aimeriez-vous vivre les prochaines années ?

Marie : Je voudrais être dans un logement de plain-pied.
Il me faut une douche, parce que j’ai du mal avec la baignoire. Il me faut quelque chose de plus adapté.

La Tresse 50+ : Sous quelle forme aimeriez-vous rester active ou engagée ?

Marie : Je veux rester active. Je ne me laisse pas aller. Mais il faut que ce soit adapté. Je ne peux pas porter lourd. Je peux rester debout un peu, mais pas longtemps. Après, il faut que je m’assoie ou que je bouge.
Si je pouvais aider, faire quelque chose, oui. Mais il faut que ce soit possible avec ma santé.

Et vous, souhaitez-vous témoigner ?

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